Le réemploi permet de prolonger la durée d’usage des objets pour limiter la production de déchets et ainsi préserver les ressources.
Les acteurs du réemploi récupèrent des objets de toutes sortes pour les trier, les remettre en état, voire les améliorer ou les détourner vers un nouvel usage, et remettent en vente les objets ainsi valorisés. Le réemploi est solidaire lorsqu’il est porté par des acteurs non lucratifs, dirigé par des bénévoles et œuvrant pour l’emploi et l’insertion.
Avant de jeter ou recycler un objet, il y a plusieurs questions à se poser et en fonction de la réponse l’objet peut avoir une nouvelle vie. Les associations du réseau ReNAITRe ont pour vocation à minimiser le tonnage d’objets, textiles et mobiliers considérés comme déchets.
Les fonctions des structures de réemploi solidaire sont de prolonger la vie des objets à travers :
en prolongeant l’usage des objets
afin d’éviter que les objets ne se transforment en déchets
en leur donnant un usage ou une forme différente (on parle alors de recréation, valorisation créative ou d’upcycling)
qui doit être le « dernier recours » en transformant la matière
Juridiquement, le réemploi est défini comme l’opération par laquelle un objet qui n’est pas un déchet peut être utilisé à nouveau pour son usage initial. Concrètement, le réemploi c’est donner une seconde vie aux objets en évitant de les jeter. Ainsi, le réemploi appartient à la prévention.
Par rapport au recyclage qui ne conserve que la matière, en s’appuyant sur des process industriels coûteux en énergie, le réemploi se déploie à un niveau local où il crée de l’activité et favorise l’accès à la consommation au plus grand nombre. En 2008, la directive-cadre déchets de l’Union Européenne a placé le réemploi au sommet de la hiérarchie des modes de traitement des déchets.
En 2024, en Nouvelle-Aquitaine, ce sont plus de 13 000 tonnes d’objets et matières qui ont été valorisées via le réemploi, la réutilisation et le recyclage.
Au carrefour des enjeux environnementaux, sociaux et économiques, le réemploi donne une nouvelle vie aux objets, aux personnes et aux territoires.
Potentiels qui n’attendent que d’être révélés, les objets réemployés ont une valeur au-delà de leur prix parce qu’ils sont le fruit d’un travail de tri, de nettoyage, de réparation.
Les ressourceries et recycleries créent 850 emplois pour 10 000 tonnes de déchets traités quand pour la même quantité de déchets, le recyclage en crée 31, l’incinération 3 et l’enfouissement 1.
Ces emplois concernent pour partie des personnes en insertion professionnelle.
Galeries-boutiques, les ressourceries, recycleries, ateliers, friperies, matériauthèques sont des lieux vivants et ouverts sur le territoire, des espaces de rencontre entre bénévoles, salarié·es, acheteurs·es, donneurs·euses, personnes isolées, passants·es, curieux·ses, chineurs·euses, familles, jeunes et moins jeunes…
Chaque ressourcerie ou recyclerie propose ses propres activités, on y trouve le plus souvent des ateliers créatifs, de couture et de bricolage, des espaces d’éducation à l’environnement avec des conférences, des débats et des expositions. Elles accueillent tout au long de l’année de nombreuses actions proposées par les associations du territoire où elles sont implantées.